jeudi, 22 mars 2007
YEUX
Ce matin, j’ai taillé mon crayon khôl MissHelen, parce que on a beau être prof d’anglais, on n’en est pas moins femme, et j’ai tracé le long de mes yeux un trait dont j’ai le secret. Ma matinée a commencé comme je l’attendais, cool, avec mes grands élèves, toujours prêts à bosser quand il est encore tôt et qu’il n’y a pas trop de soleil dehors. L’un d’entre eux après 15 minutes de préparation sur le document du jour a pris la parole.Je l’ai aidé par des questions, en faisant de grands gestes, comme d’habitude. Tout se passait bien, il n’y avait aucune raison que je me prenne la tête et pourtant soudain, une montée d’adrénaline, là, mon doigt… était tout noir. Forcément, vu ce qu’il avait touché, cet index de malheur, il y avait forcément ailleurs la même trace noire. Autre grand moment de solitude ! Que faire ? Essuyer, mais sans miroir (eh oui, je ne suis pas une femme parfaite !) je pouvais étaler sans effacer. Dans le doute, abstiens-toi. J’ai laissé. Je les ai regardés, en apparence sereine, tout en me nettoyant discrètement le doigt sur le kleenex dans ma poche. Visages de marbre. Bon, OK, je finis mon cours. Vingt minutes plus tard, je fonce aux toilettes et me trouve face à … Morticia Adams! Chapeau les élèves, quelle constance ! La prochaine fois, quand même, prévenez-moi, j’aurais pu ne me rendre compte d’absolument rien, et affronter comme ça mes secondes, qui, eux, auraient eu beaucoup moins de tact.
19:25 Publié dans Ne soyons sûrs de rien. | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : vive la vie



























