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mercredi, 21 mars 2007

MES PRISES !

L’autre jour une collègue m’a dit « chez nous on est très Zazie comme musique. », comme elle me semble toujours très zen, que je l’imagine assez facilement versant dans les philosophies orientales, j’ai compris « on est très Asie. » et j’ai failli lui offrir un disque de Ravi Shankar.

Ca m’a rappelé que depuis que je parle et crois comprendre ce qu’on me dit, j’ai toujours fait des confusions, qui ont duré longtemps car je n’ai pas une propension à poser des questions, enfin surtout quand j’étais enfant, car aujourd’hui j’ai conscience de mes limites.

Ainsi ma mère me chantait « Un petit oiseau a pris sa volée » et au lieu de le voir acquérir son indépendance et prendre enfin son envol hors du nid, je croyais qu’il s’était pris une paire de gifles. 
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 (L'inspecteur Canardo, de Sokal)

 

Dans la chanson d’Antoine : « Mais qu’est-ce que tu as mis dans l’café, pour qu’il me fasse autant d’effet, je sens quelque chose d’étrange m’envoûter ? », j’entendais «  quelque chose d’étrangement voûté », car j’étais alors fan de farces et attrapes dont les verres baveurs ou les sucres qui ne fondaient pas…

Plus récemment, trois publicités m’ont posé problème. Ado, j'avais trouvé étonnant que le langage ne soit pas plus châtié dans la pub du vieux qui disait "Ca m'f'rait chier de ne pas manger de pêches en été". Après vérification, il disait "Ca s'rait pécher...".

 

Consommant peu de viande, j’ai trouvé bizarre qu’on « élève des agneaux sous la mer », mais on m’avait bien parlé des moutons de pré-salé, alors pourquoi pas un peu plus loin ?

Et enfin « Foie gras, doigt frais ! » m’a longtemps laissée perplexe.

Racontez-moi vos méprises, pour que je me sente moins seule !

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