mercredi, 04 juillet 2007
Daddy-Long-Legs
Le titre français est "Papa Faucheux". Personne n'a voté pour ce livre et ça me donne envie de vous en parler. Je l'ai emprunté quand j'avais une dizaine d'années à la bibliothèque municipale. Mais aujourd'hui je le possède parce que je l'ai déniché dans une brocante. Ca ne doit pas être la version que j'ai lue il y a longtemps parce que je me souviens d'illustrations qui ne sont pas dans mon exemplaire. Celui-ci est publié chez Hachette, couverture verte, lettres rouge-brun, imprimé en 1947 par Brodard & Taupin (même le nom de l'imprimeur "sonne" d'époque !) et le copyright date de 1925.
L'auteur est Jean Webster. La première phrase : "Le premier mercredi de chaque mois était une journée abominable, une journée attendue avec effroi, endurée avec courage, et oubliée aussitôt." La dernière : "N'est-il pas drôle que j'aie su m'en tirer ?"
C'était une histoire d'orpheline, avec un personnage mystérieux dont on essayait tout au long de ce roman épistolaire (le premier du genre que j'aie jamais lu.) de deviner qui il était. Je ne sais pas si vous étiez comme moi, mais j'adorais les romans dans lesquels les héros et héroïnes (surtout !) étaient proportionnellement aussi malheureux et malchanceux que mon enfance était cotonnée et heureuse.
Sur le web j'ai trouvé un site sur lequel on dit que ce le livre est libre de droits aux USA et peut être téléchargé. J'aurais besoin à ce sujet de vos lumières. A la lecture de cette page : http://www.gutenberg.org/etext/157 diriez-vous que c'est légal pour moi, française, de la télécharger, et ce que je dois faire exactement. Car je ne comprends pas grand chose au tableau en bas de la page. J'aimerais bien avoir le texte en anglais, car évidemment à 10 ans, je l'ai lu en français !
En lisant sa biographie, je viens d'apprendre que Jean Webster n'était autre que la nièce de Mark Twain ! Elle aurait 131 ans aujourd'hui, mais malheureusement pour elle, elle est décédée à l'âge de 39 ans, peu après la naissance de sa fille, qui, ironie du sort, fut donc orpheline très tôt... Je me demande si le livre de sa maman l'a aidée plus tard ?
12:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : super la vie, lecture d'enfance
mardi, 05 juin 2007
CLARIKA
Juste envie de vous parler de Clarika. Sa voix douce et fluette qui taille des costards sans ménagement. Son humour. Elle m'a fait rire un jour où mes larmes coulaient parce que celui que j'aimais à l'époque me quittait. Elle m'a émue dans cet Olympia où elle osait faire la première partie de Michel Jonasz. Son "tube" Les Garçons dans les vestiaires devait illustrer ma note sur l'éducation hétéro ratée, mais radio-blog a fait des caprices. Alors je vous l'offre aujourd'hui.
Laissez vous charmer. Ecoutez ce titre plus un autre à droite. Et si elle passe par chez vous, allez la voir !
08:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : super la vie, chanteuse, plaisir
dimanche, 20 mai 2007
RICHE IDEE !
... Comme disait ma grand-mère !
Oui, et la connaissant, elle aurait aimé la soirée d'hier. Tranquillou, à 21 heures, on part en ville. C'est calme, pas de voitures, mais des gens à pied, flâneurs à la recherche du beau. Et on l'a trouvé au Musée, toutes générations confondues, en admiration devant des oeuvres de tous temps. Et au milieu de tous ces témoignages du passé, des oeuvres vidéo contemporaines présentées par les étudiants de l'école d'art locale. En repartant un peu après 23 heures, je me sentais tranquille, et ravie. J'ai cherché sur internet des infos sur des peintres dont pour une fois j'avais eu le temps d'écrire le nom. Certains semblent peu connus et pourtant ils m'ont émerveillée.
Oui, vraiment c'est une bonne idée l'art la nuit. Je l'avais déjà ressenti ce plaisir lors de la Nuit Blanche à Paris (avec Agla :-)). Tout le monde est plus disponible et serein. En plus, ils ont été hyper cools dans mon musée : pas de guide, sauf si on en réclamait un, un jeu sympa pour les petits, qui nous a bien occupées, même si on n'est plus très petites, et personne ne râlait, pas une réflexion sur mon petit sac à dos (au Petit Palais, j'avais dû faire la queue pour le laisser au vestiaire), des sourires et un cadeau à la sortie...
A recomm' !
A la réflexion, ma grand-mère aurait sans doute préféré un carré de chocolat noir au livre qu'on nous a donné. ;-)
11:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : super la vie, art, liberté
jeudi, 05 avril 2007
LES ESSENTIELS
Samedi matin très tôt je pars à Londres. Je fais découvrir à ma petite copine de 11 ans, celle avec qui j'ai traîné dans Paris un mercredi. Cette fois je lui ferai découvrir la capitale du pays dont elle va étudier la langue barbare à la rentrée ! Voici ce qu'elle veut absolument voir :
22:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie, tourisme
mardi, 20 mars 2007
LIRE OU BLOGGER IL FAUT CHOISIR
Bilan de vos habitudes de lecture :
Seulement 5% sont esthètes et ont de jolies bibliothèques dont le contenu est en harmonie avec le papier peint.
20 % vivent sur une autre planète où on a des journées de 48 h et où on ne travaille que deux heures par jour. De ce fait, ils ont donc le temps de lire tous leurs livres au fur et à mesure.
20% prennent de l’âge et s’endorment à la troisième page, même pas sûre qu’ils aient le temps d’éteindre la lumière. Et les économies d’énergie, alors !!!
15 % ont plus grands yeux que grand ventre, et n’auront pas assez d’une vie pour lire tous les livres qu’on leur offre ou qu’ils s’achètent. C’est pas grave, ils font au moins vivre les auteurs et les éditeurs.
40 % sont accros aux blogs et feraient mieux de garder un peu de temps pour lire de vrais textes plutôt que de traîner ici…
20:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : VIVE LA VIE
dimanche, 04 mars 2007
A ne manquer sous aucun prétexte !
Les vacances c'est fait pour lire. Et la semaine dernière j'en ai bien profité ! Je voudrais juste, suite à cette cure de lectures diverses, vous conseiller une BD. Non pas pour son dessin, quoiqu'il soit très évocateur et pertinent, ni pour son humour, même si j'ai souri bien des fois, mais pour son contenu informatif. Cette BD remet en place des évènements, des faits, des paroles prononcées et que l'on a pu oublier car en 1975 on était encore jeune ou pas né. Et puis l'actu va tellement vite, que même pour des années plus récentes notre mémoire a besoin d'être rafraîchie.
12:10 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : Avertissement, élections, méfiance, information
samedi, 10 février 2007
DAS LEBEN DER ANDEREN
Mardi au lycée, il y avait branle-bas de combat chez les profs d’allemand. « Ouais ! y’a un film allemand en VO ! Alors t’emmènes combien d’élèves ? Oui, mais c’est au G......, pas au Zartsetessais ! Pourquoi ils font ça, d’habitude y’a jamais de VO. Ca va être plus cher, et puis je veux pas leur donner de fric. » Enfin, véritable cas de conscience chez les profs qui essaient de favoriser le pot de terre par rapport au pot de fer. Je rentre chez moi. Chez Pascale un article m’explique de quel film il s’agit. Je dois y aller. Ce que j’ai fait hier soir, emportant avec moi force mouchoirs en papier, et pas seulement pour pleurer ! La place est à plus de neuf euros, alors que les sièges sont aussi pourris que dans mon cinéma préféré. Il y a beaucoup de monde, mais les deux dames à côté de moi, s’excusent et laissent deux places entre nous… La séance a commencé très en retard, mais tous les gens bien élevés, amoureux du bon cinéma, présents dans la salle ne râlent même pas !
Et puis j’ai plongé dans ce film qui se passe en 1984, à Berlin, dans un milieu intellectuel et artistique, mais décrit du point de vue d’un agent de la STASI. L ’année, n’est certainement pas un hasard, car l’atmosphère est Orwellienne avec sa grisaille, son austérité, sa dureté, et au milieu, un couple lumineux rien que par l’amour qu’il dégage. Et c’est cet amour qui sera la prise de conscience. Je n’en dis pas plus sur le scénar.
Ce film m’a particulièrement touchée parce qu’en 1974, puis en 1982, je suis allée en RDA . La première fois dans une Jugendherberge, j’ai rencontré une jeune allemande qui m’a écrit inlassablement pendant huit ans, sans jamais rien me demander, mais comme si ce lien était vital pour elle. D’autres avaient pris mon adresse, mais ne pensaient qu’aux jeans, aux parfums, etc que je pourrais leur envoyer. En 1982, j’y suis retournée. J'avais 24 ans, étudiante, voyageant partout, tout le temps, célibataire, féministe, baba cool encore un peu. M. , 22 ans, était mariée à G. 25 ans, et ils avaient un petit garçon de 4 ans. Tous les deux un travail, pas de voiture, pas de téléphone, un appartement petit mais confortable, meubles en formica, mais déco chaleureuse. Au « supermarché », il fallait acheter dès qu’on apercevait quelque chose qui pourrait servir, et ne choisir une recette qu’après, en fonction de ce qu’on avait trouvé en deux ou trois jours de shopping. Ils avaient de tout, mais plus cher, et pas toujours je jour où ils en avaient besoin. Ils ne parlaient pas politique, mais la grand-mère a pleuré en me disant merci d’être venue. Je ne pense pas qu’il y ait eu des micros, mais des années plus tard, ils ont appris que Herr P. qui était le seul de l’immeuble à avoir le téléphone, et qui laissait gentiment ses voisins s’en servir, était un informateur de la STASI. La vie semblait plutôt heureuse pour mes amis. Ils avaient plein de copains. Leurs parents vivaient dans la même ville, mais pas le frère de G. dont j’ai appris plus tard qu’il avait fait un peu de prison pour activités liées au pacifisme et peut-être à cause de sa religion catholique déclarée. Pour partir cette année là, j’avais eu besoin d’une invitation officielle de M. et G. pour obtenir un visa d’entrée. Le visa de sortie, on nous le donnait après que l’on se soit rendu à la police dans un délai de 48 h après notre arrivée. On entrait dans un petit sas sans aucune indication ni déco, sauf une fente, genre boîte aux lettres, surmontée du mot : Passeports, avec une flèche. Je suis restée, accompagnée de G., sans passeport pendant un quart d’heure, puis ai été invitée à rentrer dans un bureau. Là des policiers m’ont demandé la raison de ma visite, et le lien de parenté avec mes hôtes : aucun. Surprise, incrédulité, mais finalement convaincus par G., des regards plutôt sympathiques. Il faut dire qu’à l’époque les familles de l’ouest ne venaient pas souvent, alors qu’une « étrangère » se déplace !!! Une fois en possession de mon visa de sortie pour dix jours plus tard, j’ai eu une pensée pour ma mère qui avait pleuré en voyant que rien ne parlait de sortie sur mon passeport… A l’aller comme au retour, dans le train, les policiers et les militaires armés de mitraillettes ont fouillé chaque wagon, chaque compartiment, accompagnés de chiens et soulevant les plaques des plafonds de leurs armes. Mais au cours de ce séjour, il y a eu aussi une fête de mariage, tellement sympa, des repas au restau, pas grande cuisine, mais pas cher, la piscine ouverte 24 h sur 24, les soirées entre potes chez mes amis, les balades en pleine nuit sans risque… Le film occulte le côté lumineux qui existaient chez les RDAïens, dès qu’on les laissaient entre eux, chez eux. Et aujourd’hui encore il y a une différence de mentalité entre l’est et l’ouest, qui j’espère ne disparaitra pas complètement.
En tous cas allez voir ce film, ce qu’on y voit existait aussi.
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08:35 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : films, Allemagne, mur
samedi, 03 février 2007
MERVEILLES
Vous voulez en voir des merveilles ? Là, c'est trop tard. Mais pendant deux jours c'était les Journées Portes Ouvertes des Ecoles d'Arts Appliqués à Paris. J'y suis allée et j'en ai pris plein les yeux. J'aurais adoré vous en faire profiter : broderie, stylisme, céramique, sculpture, illustration, imprimerie, édition, et j'en passe. Mais quand j'ai sorti mon appareil, une dame m'a rappelée à l'ordre : Pas de photos !!! Et je les comprends. Pas envie de se faire piquer leurs idées ces petits jeunes débordant d'imagination. Alors pour illustrer mon propos j'ai pris des photos de leurs oeuvres... dans les toilettes.
Etudiants en Arts Appliqués ! Si vous reconnaissez une de vos oeuvres, contactez-moi !
22:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : enseignement, art, études
vendredi, 12 janvier 2007
ED ECOUTE.
A la demande unanime du Petit arbre déjà très petit, je vous donne des nouvelles et des informations sur le CUDLC, autrement dit "le Collectif Unifié de la Crécelle".
Ils se définissent eux-mêmes comme un groupe d'"instrumentaux dépressifs". Voici un petit résumé trouvé sur Jamendo, et laissant bien deviner l'ambiance dégagée par ce groupe :
"Le Collectif Unifié de la Crécelle est l'oeuvre d'un seul homme, Philippe Grédisset. La musique est exclusivement instrumentale, jouée sur des instruments divers et variés (guitare, piano, guimbarde, maracas, mélodica etc.)
Les styles abordés sont variés: tango, valse, rumba, mais le côté déglingué de la musique permet de la distinguer aisément de celle produite par des personnes telles que André Verchuren ou Yvette Horner.
Les morceaux, dans leur ensemble, possédent un caractère dépressif assez marqué. Aussi leur écoute est-elle déconseillée aux personnes sous antidépresseurs, anxiolitiques etc."
Si vous voulez les écouter, allez sur cette page : http://www.jamendo.com/fr/album/412/ , et comme c'est gratuit, vous pouvez même faire un don.
A part ça, mes recherches m'ont appris que Philippe Grédisset avait un jour possédé un blog, malheureusement terminé en avril 2006, mais on peut encore le consulter ! Ne vous en privez pas.
Il a également publié un livre sur " L’AQUOIBONISME OU LA PETITE DÉPRESSION LARVAIRE COMME HYGIÈNE DE VIE ". C'est certainement un homme de ressources et d'humour et le net regorge de renseignements à son propos, que vous vous ferez un plaisir de découvrir vous-même.
08:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : musique, trouvailles, humour
mercredi, 10 janvier 2007
La petite paire de Josette
Il ne m'arrive pas grand chose en ce moment, alors j'ai eu le temps de me souvenir, de chercher sur le web, et je vous ai à nouveau dégotté un truc que j'écoutais à 20 ans. C'est un truc que je croyais oublié pour toujours, mais la magie d'internet, c'est que rien ne se perd !
Je ne sais pas ce qu'on avait consommé quand on se fendait la poire en chantant ça à tue-tête avec V. mon inséparable, et aujourd'hui, vous allez encore penser que je n'écoute que des trucs ringards. Mais ça me fait encore énormément rire. Et comment a-t-on fait pour laisser dans l'ombre un tel génie ? Si Denis Wetterwald avait eu internet à l'époque, il se serait fait connaître. C'est V. qui avait son 33 tours, donc je ne me souviens plus vraiment du physique de la star, mais sûrement un peu plus jeune que sur la photo.
Bon apparemment, il chante encore et est fort apprécié. Si c'est votre job, envoyez lui un contrat ! Je serai votre première spectatrice. http://www.culture-commune.org/Spectacles-en-Stock/animat... Pour les détails, cliquez sur ce lien.
22:58 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : chanson, trésors

































